LogoBienvenue sur Un Coup d'Oeil !

Articles et images qui font le buzz et interpellent.

France

Fête Nationale du 14 juillet

Rédigé par webmaster - 14 juillet 2017 - Aucun commentaire



Pour la plupart des Français la Fête nationale française fait référence à la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789. Date importante de la Révolution française puisque la Monarchie est mise en péril.
Cela est vrai, mais ce n’est pas vraiment la prise de la Bastille que l’on célèbre le 14 juillet.
En effet, un an après la prise de la Bastille, le 14 juillet 1790 est organisée la Fête de la Fédération à Paris. Cette fête a pour but d’unifier les Français. Rappelons qu’à cette époque la France est encore une Monarchie qui connaît autant d’opposants que de partisans. Il s’agit donc d’un pays qu’il faut réconcilier. Sous l’impulsion de l’Assemblée Constituante et du Marquis de La Fayette, le Roi Louis XVI prête alors serment de maintenir la Constitution décidée par l’Assemblée Nationale Constituante lors de la Fête de la Fédération.
Cette association entre un noble favorable au Roi et l’Assemblée nationale opposée à la Monarchie de Droit Divin favorise la réconciliation de tous les groupes sociaux.
C’est pourquoi en 1880, sous la IIIème République, l’État qui souhaite renforcer l’esprit national et républicain autour d’une fête nationale et d’un hymne national, préférera la date du 14 juillet 1790 symbolisant la réconciliation à celle de la prise de la Bastille dont l’événement symbolise la liberté d’action du peuple, mais aussi malheureusement beaucoup de violences.

Banquet de roi, rémunération de nabab, « ça va finir par péter ! ...

Rédigé par webmaster - 03 avril 2016 - Aucun commentaire

Lu sur :

Boulevard Voltaire  - Christophe Servan le 27/03/15


(...)

Les oligarques qui nous gouvernent et nous emploient n’ont absolument pas pris la mesure de la vague de colère qui monte inexorablement. Ils méprisent tellement le peuple qu’ils le croient incapable de se rebeller.

Le voyage à Paris du roi d’Espagne Philippe VI, écourté suite au crash du vol Barcelone-Düsseldorf, que fallait-il faire du banquet préparé en son honneur par la mairie de Paris et du dîner somptueux (foie gras, dos de bar) prévu à l’Élysée ? Si l’on en croit Le Parisien , tout ce qui pouvait être conservé l’a été, tout ce qui devait être consommé a été distribué sous forme de plateaux-repas aux plus démunis, les sans-dents comme, semble-t-il, François Hollande se plaît à les nommer. C’est fort bien, mais le symbole est atroce.
 
Pratiquement le même jour, nous apprenions que la rémunération globale de Carlos Ghosn, le PDG de Renault, au titre de l’année 2014, avait été évaluée à 7,2 millions d’euros, soit près de trois de plus que l’année précédente. Mieux, et ceci, la presse française n’en a dit mot, il ne s’agit là que de la rémunération versée par Renault. Nissan lui ayant versé à peu près la même somme, il serait plus correct de parler de 7,2 millions d’euros pour un job à mi-temps.
 
Ces deux événements, bien que de nature différente, relèvent du même esprit. Nos gouvernants ne se sentent pas concernés par l’effort d’austérité imposé aux citoyens (voir le vote récent du doublement de l’indemnité de départ des parlementaires non réélus) et nos chefs d’entreprise pensent qu’ils sont les seuls responsables de la réussite de leur entreprise. Dans les deux cas, une absence totale d’empathie comme s’il y avait d’un côté les maîtres qui ne paient jamais quand ça va mal et raflent toute la mise quand ça va bien, et de l’autre les sans voix.
 
Sans doute François Hollande pense-t-il qu’il en a va de l’honneur de la France de recevoir le roi d’Espagne avec faste, sans doute Carlos Ghosn pense-t-il qu’il a mérité sa rémunération, et comme il en a toujours été ainsi sans doute pour beaucoup d’entre nous, cela est parfaitement normal. Mais beaucoup de choses paraissent normales du seul fait qu’elles ont toujours été sans la moindre justification morale ou scientifique ; le droit de vote réservé aux hommes jusqu’en 1946 en est une parfaite illustration.
 
En l’occurrence, il eût été parfaitement normal que la visite du roi d’Espagne fût placée sous le signe de l’austérité, une douzaine de convives au lieu de plus de deux cents, par exemple. Je doute fort que le jeune roi, soucieux de faire oublier les incartades de son père et, qui plus est, époux d’une roturière, en eût été offensé, bien au contraire. En l’occurrence, il eût été parfaitement normal que Carlos Ghosn, qui a imposé le gel des salaires dans son entreprise, acceptât de plafonner sa rémunération au niveau de l’année précédente. C’eût été moral, mais c’eût été de bonne politique et de saine gestion aussi.
 
En somme, les oligarques qui nous gouvernent et nous emploient n’ont absolument pas pris la mesure de la vague de colère qui monte inexorablement. Ils méprisent tellement le peuple qu’ils le croient incapable de se rebeller. Ce n’est pas nouveau, c’était la même chose en 1789 et en 1917. Hier, dans les campagnes de France, un peu plus d’un siècle plus tard dans les faubourgs populaires de Saint-Pétersbourg, aujourd’hui aux comptoirs des cafés, tendez l’oreille, vous entendrez ces cinq mots, qui ne font rire que les niais : Ça va finir par péter !

(...)

Piège sans fin

Rédigé par webmaster - 03 avril 2016 - Aucun commentaire

Fratmat.info  le 13/01/2015

écrit par

Venance Konan

.....

Qu’est-ce qui peut bien pousser des jeunes gens issus de l’immigration en France à détester leur pays, au moment où de nombreux Africains ne rêvent que d’aller y vivre et sont prêts, pour cela, à risquer leurs vies ?

C’est la question que nous nous sommes tous posée après avoir suivi l’équipée sanglante des frères Kouachi et Amédy Coulibaly. Puis, j’ai lu dans un journal français que Coulibaly était issu d’une famille de neuf enfants. Et il m’est venu en mémoire, cette chronique que j’avais écrite pour le quotidien l’Inter de feu mon ami Nady Rayess, et qui avait été publiée le 10 mai 2010. Qu’il me soit permis de vous la proposer à nouveau. Peut-être qu’elle nous aidera à comprendre un peu la situation de ces Français un peu à part.

De passage récemment à Paris, je suis allé rendre visite à une amie qui vit dans une banlieue de la capitale française. Elle avait les traits tirés, lorsqu’elle est venue me chercher à la gare. « Je suis crevée, m’a-t-elle dit. Ma voisine est sur le point d’accoucher de son cinquième enfant et elle m’a laissé ses quatre premiers. J’ai dû la transporter à l’hôpital et venir m’occuper de ses enfants en plus des miens qui sont deux. Sa coépouse qui a   aussi quatre enfants ne veut pas voir les siens. » Coépouse ? Et mon amie de m’expliquer que la dame en question, âgée de 25 ans, mariée à quinze ans, partage son foyer avec son mari et une autre femme de 32 ans qui a aussi quatre enfants. Onze personnes, au total, dans un minuscule trois pièces, dans une banlieue parisienne. Chaque femme occupe une chambre avec ses quatre enfants et le mari fait la navette entre les deux chambres. Les deux femmes ne s’entendent pas et tous les jours, ce sont des cris, des injures et des bruits de coups qui s’échappent de leur maison. La police est régulièrement appelée par les voisins excédés. Tout ce monde est malien; le mari éboueur et les épouses, analphabètes, des femmes au foyer. Plus tard, la dame qui devait accoucher a appelé mon amie pour qu’elle vienne la chercher à l’hôpital. Ses douleurs étaient une fausse alerte. L’accouchement sera pour plus tard. Mon amie, excédée, lui a dit « Et ton mari ? Il ne peut pas te payer le taxi ? » La dame lui a répondu qu’il dit qu’il n’a pas d’argent. Il doit s’occuper de l’un de ses derniers enfants qui est malade. En sortant de chez mon amie, j’ai vu une des fillettes de cet homme. Elle devait avoir cinq ou six ans. Quel avenir cette gamine peut-elle avoir en France, en vivant à onze et bientôt douze dans un petit appartement, entre deux femmes qui se détestent et un père qui n’a pas de quoi payer le taxi à sa femme sur le point d’accoucher ? Quelle éducation cet homme pourra-t-il donner à sa si nombreuse progéniture ?

 L’autre question qui me vint en tête fut : « Pourquoi faire autant d’enfants lorsque l’on est éboueur, c’est-à-dire au bas de l’échelle sociale en France ? » La réponse est qu’en France, plus l’on fait des enfants, plus l’on touche des allocations familiales qui permettent de vivre sans travailler. Et cet homme, comme la plupart de ses compatriotes vivant en France, envoie certainement une partie de ce qu’il gagne au pays. Pour ceux qui y sont restés. C’est la solidarité africaine. Les gens au pays vivront de cet argent, on s’en servira peut-être pour construire un puits, une école, un centre de santé. Le village s’est peut-être cotisé pour lui payer le voyage jusqu’en France. Il doit rembourser à la communauté. C’est sa dette, et c’est le plus important. Il lui faut gagner beaucoup d’argent pour ceux qui sont au pays. Ce sont eux qui comptent. Il lui faut donc faire beaucoup d’enfants. Peu importe dans quelles conditions ils vivront. Quel avenir ces enfants peuvent-ils avoir en vivant dans de telles conditions ? Dès qu’ils seront un peu plus grands, ils passeront le plus clair de leur temps dehors, dans les cages d’escaliers, en compagnie de camarades de même condition qu’eux, pour ne pas étouffer dans leur maison. Et ce ne sont pas leurs parents qui ont, eux aussi, besoin de respirer qui les en empêcheront. Quelles sont leurs chances de réussite par rapport à leurs camarades du même âge dont les parents ont les mêmes revenus que notre Malien, mais qui ne sont que deux enfants, vivant dans un foyer monogamique ?

 Leurs chances ne seront jamais les mêmes. Et cela n’a rien à voir avec la couleur de la peau. En Côte d’Ivoire ou au Mali, il en aurait été exactement de même. Quand leur père atteindra l’âge de la retraite, il rentrera au pays avec ses deux femmes, pour vivre dans la maison en dur qu’il a peut-être réussi à construire au village. Il aura été, entre-temps, remplacé par un autre Malien venu du pays, au prix de mille et une difficultés, pour accomplir la mission de s’occuper de ceux qui sont restés au village au pays. Et, pour bien le tenir, on lui aura envoyé du pays une seconde épouse, afin qu’il fasse beaucoup d’enfants, pour toucher beaucoup d’allocations. En lui disant que c’est comme cela, que c’est ce que la coutume veut, qu’il est tenu de la respecter. Les enfants de notre premier homme, qui n’ont jamais mis les pieds au Mali, resteront en France, le pays dont ils portent la nationalité, mais où ils ne se sentent pas totalement des citoyens comme les autres. Et, entre aigreur et rap, entre frustrations et petits larcins ou grand banditisme, ils se mettront à haïr ce pays qui, penseront-ils, ne leur donne pas les mêmes chances que les autres ayant une couleur plus claire qu’eux.

 Et, les soirs de spleen ou de beuverie, ils mettront le feu aux voitures des autres, briseront des vitres, caillasseront des bus, en accusant la société, le système qui les exclut, qui les condamne à rester au bas de l’échelle sociale. Ils ne penseront certainement pas un seul instant à leur père qui, de retour dans son pays qui n’est pas le leur, aura peut-être épousé une troisième ou quatrième femme. Ils ne penseront pas à leur père qui, prisonnier de sa société, de ses coutumes, les avait sacrifiés dès leur naissance, pour satisfaire justement cette société. Une société qu’ils ne connaissent pas et qui ne les reconnaît pas non plus. Puisqu’ils n’envoient rien au village. Une société que leur sacrifice n’aura pas fait changer d’un iota.

.....

Du nouveau ?! Colbert et Mazarin sur la dette publique

Rédigé par webmaster - 26 février 2010 - Aucun commentaire

Colbert : Pour trouver de l'argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus. J'aimerais que Monsieur le surintendant m'explique comment on s'y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu'au cou…

Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu'on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l'Etat… L'Etat, lui, c'est différent. On ne peut pas jeter l'Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les Etats font ça.

Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l'argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?

Mazarin : On en crée d'autres.

Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu'ils ne le sont déjà.

Mazarin : Oui, c'est impossible.

Colbert : Alors, les riches ?

Mazarin : Les riches non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des cen­taines de pauvres.

Colbert : Alors, comment fait-on ?

Mazarin : Colbert, tu raisonnes comme un fromage ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres ni riches… Des Français qui travaillent, rêvant d'être riches et redoutant d'être pauvres ! C'est ceux-là que nous allons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux-là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser… C'est un réservoir inépuisable. »