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Société

Une France trop laïque, l'islam, les racines chrétiennes de l'Europe, qu'en pense le Pape François ?

Rédigé par inconnu - - Aucun commentaire

Lalibre.be le 17 mai 2016

RÉDACTION EN LIGNE AVEC AFP


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Après Paris Match, c'est au plus catholique La Croix que le pape François a parlé. Entre autres sujets, le souverain pontife est revenu sur une France qu'il taxe de trop laïque. Pour lui, la France est la "fille aînée de l'Eglise... mais pas la plus fidèle!", dit-il, tout en saluant "une terre de grands saints, de grands penseurs. (...) La petite critique que j'adresserais à la France (...) est d'exagérer la laïcité". "Si une femme musulmane veut porter le voile, elle doit pouvoir le faire", dit-il. "De même, si un catholique veut porter une croix. (...) Je crois qu’une laïcité accompagnée d’une solide loi garantissant la liberté religieuse offre un cadre pour aller de l’avant."

Dans une conception issue de l'"héritage des Lumières" selon lui, les religions sont considérées "comme une sous-culture et non comme une culture à part entière" dans l'Hexagone, a-t-il estimé. "La France devrait faire un pas en avant à ce sujet pour accepter que l'ouverture à la transcendance soit un droit pour tous", selon François, qui concède toutefois qu'un "État doit être laïc" et que "les États confessionnels finissent mal." 

La peur de l'islam

Au cours de cette interview, le pape argentin revient également sur la montée des tensions entre communautés, notamment suite aux attentats de Paris et Bruxelles. "Je ne crois pas qu'il y ait aujourd'hui une peur de l'islam, en tant que tel, mais de Daech et de sa guerre de conquête, tirée en partie de l'islam", explique-t-il, avant d'établir un parallèle entre le Coran et les Saintes Ecritures. "L'idée de conquête est inhérente à l'âme de l'islam, il est vrai. Mais on pourrait interpréter, avec la même idée de conquête, la fin de l'évangile de Matthieu, où Jésus envoie ses disciples dans toutes les nations."

"Sur le fond, la coexistence entre chrétiens et musulmans est possible", ajoute-t-il. "Je viens d'un pays où ils cohabitent en bonne familiarité." 

Des racines chrétiennes... mais plurielles pour l'Europe

Dans cet entretien, le Pape évoque également l'Europe, qui doit faire face à l'arrivée de migrants fuyant la guerre. Selon lui, le continent ne peut ouvrir ses portes de "façon irrationnelle", mais qu'il faut être "juste et responsable". Le pire, ajoute le pape, serait de "ghettoïser" et non pas "intégrer" ces nouveaux arrivants.

Enfin, le souverain pontife est invité à évoquer les "racines chrétiennes de l'Europe." Sur ce point, il dit redouter une vision "triomphaliste ou vengeresse", voire "colonialiste", même s'il les reconnait, mais "au pluriel."

Le pape François évoque également une possible visite en France, tout en reconnaissant ne pas savoir "quand aura lieu ce voyage".


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10 Lessons from Einstein

Rédigé par inconnu - - Aucun commentaire

1. Follow Your Curiosity “I have no special talent. I am only passionately curious.”

2. Perseverance is Priceless “It’s not that I’m so smart; it’s just that I stay with problems longer.”

3. Focus on the Present “Any man who can drive safely while kissing a pretty girl is simply not giving the kiss the attention it deserves.”

4.The Imagination is Powerful “Imagination is everything. It is the preview of life’s coming attractions. Imagination is more important than knowledge.”

5. Make Mistakes “A person who never made a mistake never tried anything new.”

6. Live in the Moment “I never think of the future – it comes soon enough.”

7. Create Value “Strive not to be a success, but rather to be of value.”

8. Don’t be repetitive “Insanity: doing the same thing over and over again and expecting different results.”

9. Knowledge Comes From Experience “Information is not knowledge. The only source of knowledge is experience.”

10. Learn the Rules and Then Play Better “You have to learn the rules of the game. And then you have to play better than anyone else.”

Banquet de roi, rémunération de nabab, « ça va finir par péter ! ...

Rédigé par webmaster - - Aucun commentaire

Lu sur :

Boulevard Voltaire  - Christophe Servan le 27/03/15


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Les oligarques qui nous gouvernent et nous emploient n’ont absolument pas pris la mesure de la vague de colère qui monte inexorablement. Ils méprisent tellement le peuple qu’ils le croient incapable de se rebeller.

Le voyage à Paris du roi d’Espagne Philippe VI, écourté suite au crash du vol Barcelone-Düsseldorf, que fallait-il faire du banquet préparé en son honneur par la mairie de Paris et du dîner somptueux (foie gras, dos de bar) prévu à l’Élysée ? Si l’on en croit Le Parisien , tout ce qui pouvait être conservé l’a été, tout ce qui devait être consommé a été distribué sous forme de plateaux-repas aux plus démunis, les sans-dents comme, semble-t-il, François Hollande se plaît à les nommer. C’est fort bien, mais le symbole est atroce.
 
Pratiquement le même jour, nous apprenions que la rémunération globale de Carlos Ghosn, le PDG de Renault, au titre de l’année 2014, avait été évaluée à 7,2 millions d’euros, soit près de trois de plus que l’année précédente. Mieux, et ceci, la presse française n’en a dit mot, il ne s’agit là que de la rémunération versée par Renault. Nissan lui ayant versé à peu près la même somme, il serait plus correct de parler de 7,2 millions d’euros pour un job à mi-temps.
 
Ces deux événements, bien que de nature différente, relèvent du même esprit. Nos gouvernants ne se sentent pas concernés par l’effort d’austérité imposé aux citoyens (voir le vote récent du doublement de l’indemnité de départ des parlementaires non réélus) et nos chefs d’entreprise pensent qu’ils sont les seuls responsables de la réussite de leur entreprise. Dans les deux cas, une absence totale d’empathie comme s’il y avait d’un côté les maîtres qui ne paient jamais quand ça va mal et raflent toute la mise quand ça va bien, et de l’autre les sans voix.
 
Sans doute François Hollande pense-t-il qu’il en a va de l’honneur de la France de recevoir le roi d’Espagne avec faste, sans doute Carlos Ghosn pense-t-il qu’il a mérité sa rémunération, et comme il en a toujours été ainsi sans doute pour beaucoup d’entre nous, cela est parfaitement normal. Mais beaucoup de choses paraissent normales du seul fait qu’elles ont toujours été sans la moindre justification morale ou scientifique ; le droit de vote réservé aux hommes jusqu’en 1946 en est une parfaite illustration.
 
En l’occurrence, il eût été parfaitement normal que la visite du roi d’Espagne fût placée sous le signe de l’austérité, une douzaine de convives au lieu de plus de deux cents, par exemple. Je doute fort que le jeune roi, soucieux de faire oublier les incartades de son père et, qui plus est, époux d’une roturière, en eût été offensé, bien au contraire. En l’occurrence, il eût été parfaitement normal que Carlos Ghosn, qui a imposé le gel des salaires dans son entreprise, acceptât de plafonner sa rémunération au niveau de l’année précédente. C’eût été moral, mais c’eût été de bonne politique et de saine gestion aussi.
 
En somme, les oligarques qui nous gouvernent et nous emploient n’ont absolument pas pris la mesure de la vague de colère qui monte inexorablement. Ils méprisent tellement le peuple qu’ils le croient incapable de se rebeller. Ce n’est pas nouveau, c’était la même chose en 1789 et en 1917. Hier, dans les campagnes de France, un peu plus d’un siècle plus tard dans les faubourgs populaires de Saint-Pétersbourg, aujourd’hui aux comptoirs des cafés, tendez l’oreille, vous entendrez ces cinq mots, qui ne font rire que les niais : Ça va finir par péter !

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Sommes-nous systématiquement manipulés ?

Rédigé par inconnu - - Aucun commentaire

Citation de : David Rockefeller, le 8 juin 1991 à Essen en Allemagne, au terme d’un colloque de l’un de ses “clubs” .

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"La presse libre n'existe pas. Aucun de vous n'oserait donner son avis personnel ouvertement. Nous sommes les pantins qui sautent et qui dansent quand ils tirent sur les fils. Notre savoir faire, nos capacités et notre vie même leur appartiennent. Nous sommes les laquais des puissances financières derrière nous. Nous ne sommes rien d'autre que des intellectuels prostitués. Le travail du journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l'opinion au service des Puissances de l'Argent. Nous sommes les outils obéissants des Puissants et des Riches qui tirent les ficelles dans les coulisses”.

Citation de John Swaiton, l'éditeur du New York Times, lors de son discours d'adieu (fin de carrière et retraite) . Réaction à un confrère qui, pendant le drink d'adieu, avait proposé de lever leurs verres à la liberté de la presse !

“Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au Time Magazine et autres grandes publications, dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté les promesses de discrétion pendant près de quarante ans. Il nous aurait été bien impossible de développer notre projet pour le monde si nous avions été soumis aux pleins feux de l’actualité pendant ces années. Mais le monde est maintenant plus sophistiqué et disposé à marcher vers un gouvernement mondial… La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et des banquiers mondiaux est sûrement préférable à l’autodétermination nationale que l’on pratiquait les siècles passés…”

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